Smic net 39h : calcul, montant mensuel et différences selon les secteurs

Le passage d’un SMIC à 35 heures à un Smic net 39h change très concrètement la vie quotidienne : plus d’heures travaillées, plus de salaire, mais aussi plus de fatigue potentielle et des fiches de paie plus denses à décrypter. Entre le taux horaire minimum, la majoration des heures supplémentaires, le régime social et fiscal ... Lire plus
Emmanuel Rivière

Le passage d’un SMIC à 35 heures à un Smic net 39h change très concrètement la vie quotidienne : plus d’heures travaillées, plus de salaire, mais aussi plus de fatigue potentielle et des fiches de paie plus denses à décrypter. Entre le taux horaire minimum, la majoration des heures supplémentaires, le régime social et fiscal spécifique, et les différences selon les secteurs, beaucoup de salariés naviguent à vue. Pourtant, derrière ce qui ressemble à une mécanique opaque, le calcul salaire du SMIC 39 heures repose sur une logique claire, issue du Code du travail et des conventions collectives. Comprendre cette logique permet non seulement de vérifier son bulletin, mais aussi de négocier son contrat de travail et d’anticiper son pouvoir d’achat réel.

Dans de nombreuses entreprises, surtout dans l’hôtellerie-restauration, le commerce ou la sécurité, la semaine de 39 heures reste la norme de terrain. On parle alors de SMIC 39 heures comme si c’était un autre salaire minimum, alors qu’il s’agit en réalité du SMIC classique appliqué à une durée hebdomadaire plus longue, avec des heures supplémentaires intégrées. Au passage, ces heures majorées profitent de dispositifs d’exonération de cotisations sociales et d’avantages fiscaux qui améliorent le net perçu sans forcément apparaître clairement dans le discours de l’employeur. C’est cette articulation entre durée du travail, rémunération horaire et règles sociales qu’il faut éclairer pour prendre des décisions lucides : accepter un 39h, demander un passage à 35h, ou ajuster son projet de vie en fonction du montant mensuel réellement disponible.

En bref

  • Le SMIC 39h net combine un salaire de base sur 35 heures et 4 heures supplémentaires hebdomadaires majorées, soit environ 2 059 € brut et 1 629 € nets par mois dans les repères 2025.
  • Les heures supplémentaires structurelles (4 heures par semaine) sont en principe majorées à 25 %, avec une exonération partielle de cotisations et d’impôt qui augmente le net.
  • L’écart entre SMIC 35h et SMIC 39h représente autour de 200 € nets par mois et plus de 2 400 € nets par an, pour environ 16 heures de travail en plus par mois.
  • Les différences secteurs jouent un rôle clé : hôtellerie, commerce, sécurité, nettoyage appliquent des règles parfois plus complexes, avec des majorations réduites ou des repos compensateurs.
  • Lire sa fiche de paie ligne par ligne, vérifier la rémunération horaire et les heures supplémentaires, et comparer avec les barèmes officiels reste indispensable pour sécuriser ses droits.

Sommaire

SMIC net 39h : comprendre la mécanique entre 35h légales et heures supplémentaires structurelles

Avant de sortir la calculatrice, il faut poser le cadre : le SMIC ne change pas en fonction des 35 ou 39 heures. Ce qui change, ce sont les heures travaillées au-delà du seuil légal. La durée légale reste fixée à 35 heures hebdomadaires pour un temps plein. Toute heure effectuée au-delà devient une heure supplémentaire, avec une rémunération horaire plus élevée qu’une heure normale.

Quand un employeur propose un contrat de travail à 39 heures, il ne crée pas un SMIC parallèle. Il propose un temps plein avec 4 heures supplémentaires intégrées chaque semaine. Sur le papier, cela donne un salaire de base calculé sur 35 heures, auquel s’ajoutent ces 4 heures majorées. Dans la pratique, beaucoup de salariés ne voient qu’un seul « salaire mensuel » et perdent de vue la structure réelle de leur rémunération.

Pour fixer les ordres de grandeur, les chiffres de référence de 2025 sont utiles. Avec un SMIC horaire brut à 11,88 €, le salaire brut mensuel pour 35 heures tourne autour de 1 801,80 € pour 151,67 heures. En passant à 39 heures, on ajoute environ 17,33 heures supplémentaires par mois, rémunérées à 125 % du taux horaire, ce qui porte le total à environ 2 059,19 € brut, puis autour de 1 629,33 € de Smic net après déduction des cotisations.

Ce schéma n’est pas réservé à un secteur particulier, mais certains métiers ont construit toute leur organisation autour de cette durée de 39 heures. Dans l’hôtellerie, la restauration, la grande distribution ou la sécurité, il est rare de rencontrer des temps pleins à 35 heures réelles. Les plannings incluent quasi systématiquement ces 4 heures en plus, parfois sans que le salarié ait conscience qu’il réalise des heures supplémentaires structurelles.

On voit d’ailleurs régulièrement des fiches de paie où l’employeur se contente d’afficher un forfait mensuel pour 169 heures, sans distinguer clairement le bloc 35 heures et les heures supplémentaires. C’est une pratique qui complique le contrôle, mais qui ne dispense pas l’entreprise de respecter les taux de majoration et les exonérations prévues par la loi. La transparence ne se discute pas : un salarié doit pouvoir comprendre en quelques minutes d’où vient chaque euro de son salaire.

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Autre point mal compris : un contrat de travail mentionnant 39 heures n’efface pas la protection liée à la durée légale. Les 4 heures au-delà de 35 restent juridiquement des heures supplémentaires, même si elles sont prévues au contrat. On voir parfois des formulations du type « forfait 39 heures sans heures supplémentaires », qui sont trompeuses. Dans les faits, le contrôle de l’Inspection du travail s’appuie sur la durée légale, pas sur la rédaction du contrat.

Dernier élément de contexte : ces 4 heures structurelles ne doivent pas masquer les autres dépassements possibles. Dans de nombreux métiers, des pics d’activité conduisent à rajouter encore des heures, au-delà de 39. Là, on entre dans une deuxième couche d’heures supplémentaires, cette fois au-delà de la 43e heure, avec un taux de majoration potentiellement plus élevé. Autrement dit, un 39h peut vite se transformer en 42h réelles si personne ne surveille les compteurs.

En résumé, le SMIC 39 heures n’est pas un autre SMIC, mais un empilement : 35 heures au taux normal plus des heures majorées. Tant que ce principe reste en tête, la lecture de la fiche de paie devient nettement plus lisible.

Calcul du Smic net 39h : du brut au net, ligne par ligne sur la fiche de paie

Passons au concret : comment arrive-t-on à ce montant mensuel de SMIC 39h et comment se transforme-t-il en net ? Pour illustrer, prenons un salarié payé au SMIC horaire brut de 11,88 €, en contrat de 39 heures, régime général classique, sans particularité lourde sur les avantages en nature.

Décomposer le brut : base 35h + heures supplémentaires majorées

La première brique, c’est le salaire de base sur 35 heures. On retient 151,67 heures par mois (35 x 52 / 12), multipliées par 11,88 €. On obtient environ 1 801,84 € brut. Cette ligne doit apparaître clairement sur la fiche de paie, avec le volume d’heures effectué et le taux horaire appliqué.

Deuxième brique, les heures supplémentaires structurelles. 4 heures par semaine correspondent à 17,33 heures par mois (4 x 52 / 12). Ces heures sont payées au taux de 125 %, soit 11,88 € x 1,25, ce qui donne environ 14,85 € par heure supplémentaire. En multipliant 17,33 par 14,85 €, on obtient une enveloppe de 257,35 € brut.

Le calcul salaire brut total du SMIC 39h devient donc :

  • Base 35h : 1 801,84 € brut
  • Heures supplémentaires : 257,35 € brut
  • Total brut mensuel SMIC 39h : 2 059,19 €

On voit déjà la différence avec le SMIC 35h : environ 257 € brut de plus, uniquement liés à ces 4 heures hebdomadaires majorées. C’est justement sur cette partie que jouent les exonérations spécifiques.

Du brut au net : l’effet des cotisations sociales et des exonérations sur heures supplémentaires

Entre le brut et le net, il y a les cotisations. Pour un salarié au SMIC, le taux global de prélèvements sociaux se situe souvent entre 21 % et 23 % du salaire brut. Sur 2 059,19 €, cela représente un retrait global de l’ordre de 430 à 470 €, ce qui laisse un Smic net 39h proche de 1 629,33 € dans notre cas type.

La particularité tient au traitement des heures supplémentaires. Depuis quelques années, une partie des cotisations salariales sur ces heures est allégée, et la rémunération correspondante peut être exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite d’un plafond annuel autour de 7 500 €. Cette règle vaut aussi pour un salarié au SMIC. Concrètement, cela signifie qu’une partie des 257,35 € brut d’heures supplémentaires se transforme en net presque à l’euro près, sans être mangée par les contributions classiques.

Ce mécanisme explique pourquoi deux salariés à même salaire minimum brut, mais avec des heures supplémentaires plus ou moins importantes, peuvent afficher des nets imposables et des nets à payer assez différents. Les fiches sont parfois longues à décrypter, mais la logique reste la même : on isole les heures supplémentaires, on applique les allègements, puis on reconstitue le net global.

Tableau comparatif SMIC 35h / SMIC 39h : brut, net et gain annuel

Pour y voir clair, un tableau synthétique aide à visualiser l’écart.

Durée hebdomadaire Salaire brut mensuel Salaire net mensuel (approx.) Gain net annuel (approx.)
35 heures 1 801,80 € 1 426,30 € 17 115,60 €
39 heures 2 059,19 € 1 629,33 € 19 551,96 €
Différence + 257,39 € + 203,03 € + 2 436,36 €

Un peu plus de 200 € nets par mois et plus de 2 400 € nets par an, pour 16 heures de plus par mois, cela peut changer la donne pour un ménage modeste. Mais ce gain s’apprécie toujours à l’aune de l’équilibre de vie, surtout quand les trajets domicile-travail et les contraintes familiales s’ajoutent.

À partir de là, certains salariés préfèrent conserver un 35h et compléter avec un deuxième emploi ou des missions courtes, d’autres choisissent le 39h pour stabiliser leur budget sur un seul contrat. Il n’y a pas de choix universel, seulement des arbitrages à faire avec des chiffres clairs sous les yeux.

Heures supplémentaires, taux de majoration et enjeux juridiques autour du SMIC 39h

Les heures supplémentaires ne sont pas qu’une ligne de plus sur la fiche de paie. Elles déclenchent tout un régime juridique : taux de majoration, contingent annuel, repos compensateur, plafonds de durée maximale. Un salarié au SMIC 39h est en plein dans ce champ, même si son contrat présente ces heures comme « normales ».

Rappels sur les taux de majoration : 25 % puis 50 %, sauf accord particulier

En l’absence d’accord de branche ou d’entreprise plus précis, la loi prévoit que les 8 premières heures supplémentaires, de la 36e à la 43e heure, sont majorées à 25 %. Au-delà, la majoration passe à 50 %. Dans notre cas, les 4 heures qui font passer de 35 à 39 heures entrent donc dans la tranche majorée à 25 %. C’est ce qui permet d’obtenir une rémunération horaire de 14,85 € pour ces heures, au lieu de 11,88 €.

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Certains secteurs disposent d’accords qui abaissent cette majoration jusqu’à 10 %, ce qui est le minimum légal. C’est notamment le cas dans des branches historiquement organisées autour de semaines longues, comme l’hôtellerie-restauration. Sur le terrain, cela signifie que deux salariés au SMIC 39h, dans deux secteurs différents, peuvent percevoir une Smic net 39h différent à cause de cette seule variable.

Contingent annuel, repos compensateur et limites maximales de travail

Au-delà du taux, il y a la quantité. Le Code du travail fixe un contingent annuel d’heures supplémentaires, souvent autour de 220 heures, au-delà duquel des contreparties supplémentaires en repos ou en rémunération doivent être accordées. Les 4 heures hebdomadaires intégrées dans un contrat 39h consomment déjà une partie de ce contingent.

Si, en plus, l’employeur demande ponctuellement des heures supplémentaires au-delà de 39h, le calcul devient vite serré. Il n’est pas rare de voir des salariés cumuler 42 ou 43 heures réelles durant les périodes de pointe, tout en restant payés sur une base 39h avec un simple ajustement en bas de fiche. Là, les risques juridiques pour l’employeur et les risques de surcharge pour le salarié s’additionnent.

Autre sujet sensible : la durée maximale de travail. En théorie, la durée hebdomadaire ne doit pas dépasser 48 heures, ni 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives. Un salarié au salaire minimum qui enchaîne les grandes semaines pour boucler ses fins de mois peut se retrouver à la limite de ces plafonds sans toujours le réaliser.

Cas typiques par secteur : hôtels, commerce, sécurité, nettoyage

Sur le terrain, les pratiques varient fortement selon les activités. Dans les hôtels-restaurants, on parle souvent de « SMIC hôtelier », avec des semaines de 39 heures affichées, mais des journées parfois éclatées entre service du midi et du soir. La convention collective prévoit souvent une majoration limitée à 10 % sur les premières heures supplémentaires, ce qui réduit le surplus de salaire par rapport à la théorie du 25 %.

Dans la grande distribution, les plannings se construisent autour des pics de fréquentation : fins de semaine, soirées, périodes de soldes. Le Smic net 39h y est courant, avec parfois des repos compensateurs qui viennent s’ajouter pour rester dans les clous. Les salariés jonglent alors entre complément de salaire et gestion de la fatigue.

La sécurité privée et le nettoyage sont encore un autre cas. L’amplitude horaire peut être importante, parfois avec des vacations de nuit, ce qui introduit des majorations supplémentaires (travail de nuit, dimanches, jours fériés). Le SMIC 39h n’est alors qu’un socle de référence, sur lequel viennent se greffer d’autres droits. Pour certains agents, le fait d’avoir un socle à 39 heures est d’ailleurs un garde-fou pour sécuriser un minimum de montant mensuel.

Ce panorama montre une chose : le 39h n’a pas le même sens dans tous les métiers. Un même nombre d’heures n’a pas le même impact physique, ni la même capacité à générer des compléments de salaire, selon que l’on est en caisse, en cuisine, en ronde de nuit ou en ménage.

Différences de SMIC 39h entre secteurs et arbitrages de carrière

Le niveau du SMIC est national, mais son vécu est très sectoriel. Un jeune qui entre dans la vie active avec un emploi au SMIC 39h dans la restauration n’a pas la même trajectoire qu’un autre qui démarre au SMIC 35h dans l’administration, même avec un montant mensuel similaire la première année.

Poids des conventions collectives et des pratiques internes

Chaque convention collective adapte les règles générales à son secteur. Cela joue sur la majoration des heures supplémentaires, mais aussi sur les primes (ancienneté, froid, pénibilité, travail le dimanche) et les avantages annexes (repas, indemnités de transport, tickets restaurant…). Par exemple, un salarié au SMIC 39h dans la restauration peut bénéficier de repas pris en charge, alors qu’un collègue au même SMIC 39h dans le commerce n’aura que des tickets restaurant, avec des régimes sociaux distincts.

Pour mieux comprendre comment ces avantages se combinent avec le SMIC, des ressources détaillent par exemple la façon dont une clause sur les tickets restaurant peut impacter la rémunération globale. Quand on additionne salaire net, avantages en nature et prise en charge de certains frais, deux emplois au SMIC 39h peuvent présenter des « packages » très différents.

C’est là qu’une vision purement centrée sur le taux horaire montre ses limites. Un Smic net 39h faible, mais avec des avantages bien calibrés et une organisation des temps de travail stable, peut s’avérer plus vivable qu’un 39h mieux majoré, mais désorganisé et épuisant.

Comparaisons internationales et attentes salariales

Certains salariés comparent aussi ce qu’ils gagnent avec les niveaux de salaire minimum dans d’autres pays. On voit souvent circuler des tableaux sur le SMIC au Luxembourg ou sur les salaires en Europe. Ces comparaisons donnent un repère, même s’il faut toujours les rapprocher du coût de la vie local.

Des analyses comme celles sur le SMIC Luxembourg net/brut ou sur le salaire moyen en Algérie montrent à quel point un même montant n’a pas le même pouvoir d’achat selon l’environnement. Pour un salarié français, savoir que son SMIC 39h vaut tel niveau en net permet au moins de situer sa marge de manœuvre, même sans projeter une expatriation.

Au passage, le passage à 39 heures peut modifier la relation à certaines aides sociales (APL, prime d’activité, etc.). Un revenu net plus élevé peut réduire certaines prestations, parfois presque à due proportion. D’où l’intérêt de faire des simulations, notamment à partir d’outils autour des ressources CAF, APL ou RSA, avant d’accepter un changement de temps de travail.

Arbitrer entre temps de travail, formation et évolution

Un autre angle parfois négligé : le 39h peut freiner la disponibilité pour une formation ou un projet parallèle. Dans des filières comme la STMG ou d’autres bacs technologiques, certains jeunes s’interrogent sur les différences secteurs et les débouchés qui permettent de sortir assez vite du SMIC. Se poser tôt la question des opportunités de montée en compétences, comme on le voit dans des contenus sur les métiers accessibles après STMG, évite parfois de s’enfermer durablement dans un schéma 39h au SMIC sans perspective.

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Sur le terrain, on rencontre souvent deux profils. Ceux qui choisissent le 39h comme tremplin financier temporaire, en se fixant une échéance pour reprendre une formation ou viser une promotion, et ceux qui s’installent durablement dans ce cadre, faute d’alternative claire ou de temps disponible pour se projeter ailleurs.

Ni l’un ni l’autre ne sont condamnés à rester figés. Mais la lucidité sur ce que rapporte réellement un Smic net 39h, sur ce qu’il coûte en énergie et en temps, et sur ce qu’il permet ou empêche en matière de projets, fait une vraie différence dans la durée.

Vérifier son Smic net 39h, anticiper les impacts et poser les bonnes questions

Une fois la mécanique comprise, reste l’essentiel : comment un salarié peut-il contrôler que son SMIC 39h est correctement appliqué, et quelles questions poser à son employeur ou à son expert paie pour sécuriser la suite ?

Check-list de vérification de la fiche de paie pour un SMIC 39h

Avant tout, la fiche doit être lisible. Si tout tient sur une seule ligne « salaire mensuel 169h », sans détail, c’est un signal d’alerte. Pour un SMIC 39h, plusieurs points méritent d’être passés en revue :

  • Nombre d’heures de base : présence d’une ligne à 151,67 heures au taux horaire SMIC.
  • Heures supplémentaires : mention claire d’environ 17,33 heures avec un taux majoré (125 % ou autre selon convention).
  • Taux horaire : cohérence entre le taux horaire affiché et le taux du SMIC en vigueur sur la période.
  • Total brut : montant proche de 2 059 € pour 2025 si le salarié est à 39h au SMIC sans autre particularité.
  • Cotisations sociales : taux global autour de 21 à 23 %, avec un traitement à part des heures supplémentaires.

Si un seul de ces éléments manque ou paraît incohérent, cela justifie de demander des explications. Un responsable RH sérieux préfère une question posée à temps plutôt qu’un litige plus tard.

Anticiper les impacts fiscaux et sociaux du passage à 39h

Le passage de 35 à 39 heures modifie aussi le net imposable. Avec le prélèvement à la source, le salarié peut voir son net à payer fluctuer au fil des mois, en fonction de son taux d’imposition actualisé et du volume d’heures supplémentaires. L’exonération d’impôt sur les heures supplémentaires, dans la limite du plafond annuel, tempère un peu cet effet, mais ne l’efface pas pour tout le monde.

Un salarié non imposable peut le devenir après plusieurs mois au Smic net 39h. Inversement, un salarié déjà imposable peut constater que la majoration brute ne se traduit pas à l’euro près en plus sur son compte, une partie étant absorbée par l’impôt supplémentaire. Là encore, la simulation en ligne, à partir de sa situation familiale, aide à éviter les mauvaises surprises.

Enfin, toutes ces données nourrissent aussi les droits à la retraite, à l’assurance chômage, aux indemnités journalières. Travailler davantage au SMIC 39h augmente la base de calcul de certaines prestations, mais pas toujours dans les mêmes proportions. Ce n’est pas un argument qui décide tout seul d’un choix de temps de travail, mais le garder en tête évite de raisonner uniquement sur le salaire du mois prochain.

Un dernier mot, pour être concret : un SMIC 39h bien calculé, bien déclaré, peut être un outil puissant pour boucler un budget ou lancer un projet de vie. Un SMIC 39h mal posé, non vérifié et subi sur la durée, finit souvent par peser davantage qu’il ne rapporte, surtout si rien n’est pensé à côté pour l’évolution professionnelle.

Comment vérifier rapidement que mon Smic net 39h est correct ?

Commence par contrôler le nombre d’heures indiqué sur ta fiche de paie : tu dois retrouver une base de 151,67 heures au taux horaire du SMIC et environ 17,33 heures supplémentaires avec un taux majoré (généralement 125 %). Additionne ces deux blocs pour vérifier que le brut mensuel tourne autour de 2 059 € si tu es au SMIC 39h en 2025. Ensuite, regarde le net à payer : en appliquant un taux de cotisations sociales autour de 21 à 23 %, tu dois obtenir un net proche de 1 630 €. Si les écarts sont importants ou si les heures supplémentaires ne sont pas clairement visibles, demande une explication écrite à ton employeur ou au service paie.

Les heures au-delà de 35h sont-elles toujours considérées comme des heures supplémentaires ?

Oui. Juridiquement, la durée légale reste fixée à 35 heures par semaine pour un temps plein. Toute heure effectuée au-delà est une heure supplémentaire, même si ton contrat mentionne 39 heures. Ces heures doivent donc être rémunérées avec la majoration prévue par la loi ou par ta convention collective, et bénéficier, le cas échéant, des exonérations spécifiques sur les cotisations et l’impôt. Un contrat de 39h ne peut pas supprimer ce statut d’heures supplémentaires, il ne fait que les rendre structurelles.

Pourquoi mon Smic net 39h semble plus bas que celui d’un ami dans un autre secteur ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la différence. D’abord, ta convention collective peut prévoir une majoration plus faible des heures supplémentaires (par exemple 10 % au lieu de 25 %), ce qui réduit le surplus lié aux 4 heures au-delà de 35. Ensuite, des éléments comme les primes, les avantages en nature ou les tickets restaurant ne sont pas les mêmes d’un secteur à l’autre et peuvent changer la perception du net réellement disponible. Enfin, le taux de prélèvement à la source, la mutuelle obligatoire ou d’autres retenues volontaires influencent le net à payer. C’est pour cela que comparer uniquement le brut ne suffit pas.

Un passage de 35h à 39h peut-il faire baisser mes aides sociales ?

Oui, c’est possible. En augmentant ton Smic net 39h, tu augmentes tes ressources déclarées auprès d’organismes comme la CAF. Certaines aides, comme l’APL ou la prime d’activité, diminuent mécaniquement lorsque le revenu augmente. Avant d’accepter un passage à 39h, il est donc utile de simuler l’impact global : gain de salaire d’un côté, baisse éventuelle d’aides de l’autre. L’objectif est de voir si, au final, ton budget mensuel progresse vraiment et si l’effort supplémentaire en temps de travail te paraît justifié.

Puis-je demander à passer de 39h à 35h si le rythme devient trop lourd ?

Tu peux tout à fait formuler une demande à ton employeur pour réduire ta durée de travail à 35 heures, mais il n’a pas l’obligation automatique d’accepter. Cette modification touche au contrat de travail et nécessite en principe un accord des deux parties. Dans certains contextes (santé, parentalité, rapprochement d’un aidant), d’autres dispositifs comme le temps partiel ou l’aménagement du temps de travail peuvent être envisagés. L’essentiel est d’ouvrir la discussion tôt, avec des arguments clairs sur ta situation et tes contraintes.

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